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Elévation
Je souhaite partager avec vous une vision territoriale neuve et originale de l'île de La Réunion.

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Réunion-developpement recherche des contributeurs sur différentes thématiques relatives au développement territorial - n'hésitez pas à prendre contact!

Un Blog Territorial?

Avant de parler du développement territorial, il s’agit tout d’abord de définir notre sujet et donc le contenu de ce blog.
Le développement territorial est la transformation d’un territoire vers un “mieux” global, dans le cadre d’une vision à long terme et sur la base des ressources locales. Il fait appel à la notion de projet et utilise les principes fondamentaux de la démocratie participative.
Tout comme le chemin de fer à l’époque ou les autoroutes, les TIC sont des canaux structurants de nos économies c’est dans ce contexte que je tenterais d’allier au mieux TIC et développement territorial dans plusieurs problématiques.

Archive pour décembre 2007

Miss France 2008 & Pharmaciens de La Réunion, une même reconnaissance ?!

Lundi 24 décembre 2007

La solidarité de certains politiques à l’égard de Valérie BEGUE fait plaisir à voir.

Cependant, cette intervention met en lumière leur absence de la scène locale lorsqu’il s’agit d’évoquer les grands problèmes qui concernent toutes les Réunionnaises et tous les Réunionnais.
Ainsi, leur silence sur un sujet d’actualité, celui de la baisse du prix des médicaments, illustre leur désintérêt coupable pour des sujets moins médiatiques, mais aux conséquences bien plus graves.
Ce problème ne remet pas seulement en cause le “Bien-être”des pharmaciens, comme le pensent beaucoup d’entre nous, mais aussi et surtout la distribution des médicaments dans les DOM et donc les conséquences sur la santé de nos populations.
La baisse du prix des médicaments, sans amélioration du pouvoir d’achat pour 98% de nos compatriotes qui ne les payent pas, engendrera inéluctablement un réajustement des charges des officines avec pour corollaire des licenciements inéluctables et des liquidations d’officines pour les plus endettées.

Le service de proximité, dans la distribution des médicaments, sera grandement amoindri.
Mais peu importe.

Pour des raisons purement démagogiques, une “commande de baisse du prix des médicaments a été passée, il convient de l’exécuter. L’impact sur l’économie des officines sera mesuré à la faveur d’une étude qui sera faite ultérieurement”.

Ces propos tenus par les conseillers DOM et Santé de l’Élysée, confirment la préséance du Politique sur l’économie et ce dans l’indifférence totale de nos politiques qui ne dénoncent, ni l’incohérence de la démarche, ni les conséquences désastreuses pour notre fragile département.
Les menaces, sur la santé dans notre île, de licenciements, de liquidation d’entreprises, ne mériteraient-elles pas une mobilisation de Tous les politiques, responsables, capables de transcender l’image, bien réelle mais néanmoins surannée, de nantie dont en pâtissent les pharmaciens d’officines ?

Afin de pallier leur inexpérience en terme de communication, on ne saurait trop conseiller nos politiques de faire cause commune avec Valérie BEGUE, de solliciter son concours de façon à profiter de son audience et de dénoncer conjointement de “là bas” le peu de considération de tous ordres, à notre égard.

La continuité territoriale, au delà de la nécessité économique de combler notre éloignement géographique, est aussi un concept fort, pour que nos compatriotes de métropole mesurent notre profond sentiment d’appartenance à l’ensemble national.

D6 devient CERIS

Dimanche 16 décembre 2007

Le Centre d’études des relations internationales et stratégiques - CERIS - devrait voir le jour en 2008. Cette structure a vocation de créer un espace de discussion, de réflexion et d’analyse pour les professionnels.

Ce CERIS, “qui va prendre la place du centre d’intelligence économique D6″, associera les mondes politique, économique et universitaire”. Afin d’organiser l’émergence et de déceler les questions d’intégration régionale, Pascal BONIFACE, Directeur de l’Institut des relations internationales et stratégiques avec l’appui de la SR21, oeuvrent à la création d’un CERIS, opérationnel dès 2008.
A noter qu’une première conférence-débat sur le thème : “Entre mondialisation et régionalisation : enjeux stratégiques de l’intégration dans l’océan indien”, est organisée ce vendredi 14 décembre 2007 à la Région Réunion

Le Quotidien de La Réunion, 13 décembre 2007, p. 16

Rêv’Olution ((Rêve, Evolution d’où Révolution))

Lundi 10 décembre 2007

Être proactif, du stade de spectateur à celui d’Acteur du développement de notre Île.
Notre constat se veut intellectuellement, politiquement et économiquement, incorrect :

1. Une certaine inconscience (entretenue ?!) de la majorité de nos compatriotes.
Notre insularité, notre économie sous perfusion nationale et européenne, l’illettrisme d’un grand nombre de nos concitoyens, les propos démagogiques des politiques de tout bord, entretiennent une illusion confortable de bien-être que seuls les éléments naturels tels que cyclone ou éruption volcanique peuvent ébranler,

2. La frustration de nombreux Réunionnais, souvent diplômés, victimes du chômage, contraints de quitter leur Île (au nom de la mobilité) ou de ne pas y revenir, au profit de nouveaux arrivants, plus …chanceux,

3. La faiblesse de l’offre politique tant en qualité qu’en quantité, l’absence de débat et de projet, entretiennent l’illusion de la pérennité du sentiment de stabilité, éloigne de la chose publique de nombreux Réunionnais qui se résignent dans le rôle frustrant de spectateur qu’on leur assigne trop souvent, tout en nourrissant leur égoïsme,

4. L’absence d’unité, de sentiment d’appartenance du Réunionnais à un ensemble, rend notre société perméable à toute sorte de pénétration extérieure,

5. Un repli sur soi de bon nombre de communautés, conscientes de leur faiblesse - ou de leur force pour certaines - grandissante au sein de notre société et ce au profit d’un pouvoir néo colonial, de nomades administratifs et de leurs amis, trop souvent indifférents quant à l’avenir de l’île, soucieux uniquement de jouir d’une quiétude tropicale à tous égards,

6. La concentration (et le renforcement) du pouvoir économique entre les mains d’une minorité d’acteurs majeurs de l’économie locale, favorise notamment la pratique des ententes illicites qui érodent inéluctablement le pouvoir d’achat du consommateur,

7. La collusion quasi-officielle du pouvoir politique et économique, bafoue impunément et régulièrement l’intérêt général au profit exclusif de celui d’une minorité, membres du réseau, aveuglés par ses seuls intérêts à court terme,

8. La déliquescence de la société réunionnaise - de plus en plus revendicatrice de droits et de moins en moins encline à l’effort - favorisée entre autres par la place grandissante du matérialisme (la notion de bonheur pour la plupart de nos compatriotes passe principalement par l’accumulation de Biens matériels) au détriment du Spirituel, facteur d’équilibre psychologique et d’apaisement des pulsions,

9. Le silence complice, condescendant, de nos « intellectuels » et l’absence de dessein, susceptible de prendre le contre-pied de ce constat.


Reunion-developpement.com vous invite à participer au débat, en laissant un commentaire, et pourquoi pas adhérez à ce constat en nous contactant directement à

kozemen@reunion-developpement.com

Mobilité à La Réunion

Dimanche 9 décembre 2007

Aucun projet politique, ni aucune ambition politique n’est aujourd’hui en mesure de fournir un travail à tous les Réunionnais.
Une population qui s’accroit de 1,5 à 1,9% tous les ans, les moins de 20 ans représentant 36% de la population réunionnaise, un taux de chômage tournant autour des 30%.
Dans ce contexte démographique « défavorable », il apparaît difficile de pouvoir offrir emploi et projet de vie ambitieux aux jeunes réunionnaises et réunionnais.

Une solution?
La mobilité!

Excellence, ouverture, maturité, plus value intellectuelle et/ou économique…….
La mobilité, LA solution pour nous jeunes réunionnais(es) qui ne pourrons rester vivre sur nos 2512Km² et ne pourrons contribuer au développement de notre île.
Tous s’accordent à croire que la mobilité est une alternative miracle pour l’avenir de l’île et sa jeunesse.
Motivons nos jeunes à bouger, motivons nos jeunes à se former ailleurs qu’à La Réunion, encourageons les à quitter leur île, leur famille et même incitons les à abandonner leurs idées d’une certaine Réunion au profit d’un meilleur avenir individuel.
Bourses, passeport mobilité; subventionnons l’avenir à ses jeunes téméraires prés à sauter la mer, prés à se former, prés à aller chercher l’excellence car nous le savons les « voyages forment la jeunesse » et notre jeunesse c’est notre richesse.

Mobilité?
Il ne se passe pas une semaine sans que les actualités et/ou les politiques nous parlent de mobilité ni ne prennent pour exemple un jeune (ou moins jeune) ayant tenté sa chance ailleurs qu’à La Réunion.
Bravo!

La mobilité, une chance pour nous jeunes?
En tous cas, tous les outils sont mis en oeuvre pour le faire croire et même une rhétorique bien huilée pour nous amener à ne plus voir les problèmes bien plus profonds et bien plus tumultueux que La Réunion connaît.
Sans remettre en cause, les avantages indéniables qu’apportent « la mobilité », on peut tout de même aujourd’hui s’interroger sur ce qui se cache derrière cette pure « spécificité conceptuelle réunionnaise » ?

Aujourd’hui La Réunion s’ouvre au monde en se dépeuplant de sa jeunesse et en étant vidanger de tous ces jeunes capables et pouvant constituer demain « l’intelligencia locale ».
Quels sont ses pays prés à accueillir à bras ouverts nos jeunes réunionnais ambitieux, courageux et certainement très talentueux?
Et si aujourd’hui la mobilité servait avant tout à des groupes d’individus, ces mêmes groupes d’individus qui depuis la départementalisation élaborent et mettent en oeuvre des projets de développement pour notre île?
La mobilité semble devenir une étape nécessaire et obligatoire dans les plans de vie et de formation des réunionnaises et réunionnais.
Une chose est certaine, Femmes et Hommes de La Réunion nous ne sommes pas des objets, qui quand le récipient déborde, peuvent être transvasées, transportées, transfusées.
Cela ne fonctionne pas comme ça, car attention à l’inondation et aux flots de frustrations que cela engendre.

Et qui sont ces jeunes réunionnais(es) à être restés au pays à ne pas avoir voulu ou pu tenter l’expérience de la mobilité?
Êtes vous moins bons parce que sur votre CV il manque une ligne « mobilité internationale »?
Êtes vous moins bons parce que votre formation a été faîte à La Réunion ou car votre BAC+3 ou BAC+5 a été obtenu à l’université de La Réunion?

Un système de formation « d’excellence » qui depuis une dizaine d’année n’évolue plus ou mal.
Pas d’écoles d’ingénieurs, ni d’ Institut Régional d’Administration (IRA), pas d’Institut Étude Politique (IEP) alors que notre contexte géopolitique s’y prête, ni de faculté de sociologie, alors que la violence de la société réunionnaise se prête à des études sociologiques, ni de faculté d’anthropologie, alors qu’on nous barratine d’identité indo-océanique etc………….
Certaines facultés qui se vident de leurs brillants professeurs chercheurs ou encore des thésards locaux n’ayant pas la possibilité d’exercer à l’université, alors même que celle ci a investi en eux!

Après cela nul doute qu’on veuille chercher l’excellence ailleurs parce qu’à La Réunion le syndrome de la goyave à péricliter dans nos systèmes de formation, et pas seulement, à moins que cela ne soit volontaire

Et vous jeunes réunionnais partis en mobilité, où êtes vous aujourd’hui?
Combien êtes vous revenus avec un diplôme d’excellence, un savoir et savoir-faire que vous utilisez au quotidien dans des fonctions vous autorisant à contribuer à l’épanouissement et l’évolution de notre île?

Pharmaciens et santé à La Réunion

Mercredi 5 décembre 2007

Pharmaciens de la Réunion, réveillez-vous !
Votre avenir professionnel est triplement menacé :

1°- Par la Sécurité sociale, qui, incapable de combler son déficit abyssal, dérembourse régulièrement des médicaments et vous jette en pâture comme « profiteurs » du système, alors que votre chiffre d’affaires s’en trouve affecté par voie de conséquence.

2°- Par des politiques locaux, qui, bien qu’incompétents sur la structure des prix du médicament dans les DOM, s’attaquent au coefficient de majoration du prix du médicament, fixé à 1,303 à la Réunion, alors qu’il est fondé légalement par l’article L.753-4 du code de la sécurité sociale, qu’il est justifié matériellement, en étant la contrepartie des frais d’approche des marchandises et qu’il se justifie enfin au nom de l’équité, car à défaut, votre résultat serait inférieur à celui de votre confrère de métropole.

3°- Par votre docilité légendaire à vous faire rogner régulièrement votre pouvoir d’achat, mais surtout par votre extrême ignorance de votre contexte professionnel.
En effet, savez-vous que :
- les dépenses de médicaments dans le budget de la CGSS Réunion en 2006 n’ont cru que de 3,70% (en pleine épidémie de chikungunya) alors que les honoraires médicaux et les dépenses des cliniques privées ont cru respectivement de 5,45% et de 15,18%,
- le coefficient de vos confrères antillais est supérieur au vôtre alors qu’ils sont plus proches que nous de la Métropole,
- les Antillais seraient, semble-t-il, épargnés par la remise en cause de leurs coefficients,
- une juste application des textes en vigueur, mais non mise en oeuvre, aurait dû vous conférer une majoration de 1,32 au lieu des 1,303,
- votre marge, à l’instar de celle de vos confrères de métropole, décroit à mesure que le prix du médicament augmente et ce, selon trois tranches, sachant que la première (de 0€ à 22,90 €) représente la part la plus importante de votre chiffre d’affaires avec une marge de seulement 25,96% (la plus forte des 3 tranches). Sur la deuxième et troisième tranche vos marges passent respectivement à (seulement) 18,67% et 5,87%.
- Votre marge sur la troisième tranche est inférieure à celle de métropole qui plafonne à 7,22% ( au lieu de vos 5,87%),
- Votre résultat final est quasiment le même que celui de votre confrère de métropole et ce en dépit de ce coefficient de majoration sur le médicament mais aussi en dépit de l’exonération des cotisations patronales de sécurité sociale dont bénéficie la plupart de vos officines dans le cadre de la LOOM, au même titre que 95% des entreprises réunionnaises. En outre, malgré cette exonération, vos frais de personnels sont légèrement supérieurs à ceux de l’officine métropolitaine,
- la rémunération des grossistes répartiteurs est, en métropole, bien inférieure à celle des officines, alors que le contraire prévaut (anormalement) dans notre département,
- la rémunération des trois (seuls) grossistes répartiteurs de la Réunion se calcule sur un prix fabricant majoré de 36,68 % (marge fixée et linéaire), alors que celle de leurs homologues de Métropole est réglementairement calculée, comme la vôtre, par l’application d’une marge dégressive lissée. Cette marge linéaire de 36,68%, extrêmement favorable à vos trois fournisseurs, leur confère une rémunération supérieure de 3 à 13 fois plus (selon la tranche) que celle de leur homologue de métropole et ce, après déduction de leur frais d’approche. Comme le prix public est fixé, la linéarité de la marge grossiste réunionnais se fait exclusivement au détriment de celle du pharmacien d’officine,
- Votre marge, est dite « constatée », puisque coincée entre un prix de vente réglementé, affecté du coefficient de 1,303 ( menacé), et un prix d’achat grossiste, qui, lui est protégé par sa marge linéaire, le mettant à l’abri de toute fluctuation de son prix d’achat,
- Une baisse même minime de votre coefficient engendrera un manque à gagner important générateur de défaillance inéluctable de bon nombre de vos entreprises, accompagnée de licenciements,
- Certaines professions (Médecins, Notaires, Fonctionnaires…) bénéficient d’une majoration (de 20% et plus) justifiée par le coût de la vie, indéniablement supérieur chez nous, et vous n’en bénéficiez pas. La seule majoration des honoraires médicaux représente plus de 30 millions d’euros de supplément de dépenses pour la CGSS Réunion, chaque année.
- Votre profession a perdu plus de 50% de son pouvoir d’achat en 30 ans. Elle est menacée en outre dans son existence, par la course à l’effet de taille au regard de la faiblesse de vos marges, par la distribution des médicaments conseils en grande surface…..etc

Au terme de cet inventaire, non exhaustif, votre ignorance est partiellement et suffisamment comblée pour justifier une mobilisation indispensable à la défense de vos intérêts. Elle doit être générale, vigilante, solidaire et efficace face à vos partenaires que sont l’Etat, représenté par la CGSS, et vos grossistes. Vos sorts sont liés.
A l’égard de l’Etat, toute fragilisation de l’économie de l’officine aura des répercussions macro économiques, préjudiciables au « déséquilibre » actuel de ses comptes, compte tenu des effets pervers induits par une telle mesure, et notamment par le coût récurrent des indemnités compensatrices des salaires, les manques à gagner en terme d’impôt sur le revenu, de TVA….etc. Ainsi, les 50 millions d’économie recherchée sur l’officine se traduiront par un déficit accru du budget de l’Etat.
A l’égard des grossistes, la recherche d’une plus juste répartition des marges au profit des officines devrait rétablir une situation plus équitable, qui assurera à la fois la pérennité des officines et celles de leurs entreprises également menacées par la disparition de leurs clients, que vous êtes.

Le diagnostic étant fait, la prescription vous est suggérée, à vous de vous soigner.

Prompt rétablissement.

« Debout les morts ». Un Observateur de votre déclin, subi et accepté.

(ces écrits sont les fruits d’un de nos généreux contributeurs)