Archive pour la catégorie 'Aménagement territorial'

Technopole ou Technopôle à La Réunion

Mercredi 10 octobre 2007

Un peu de « masturbation intellectuelle » n’ayant jamais fait de mal à qui que ce soit, Réunion-développement vous propose un petit cours de genre et d’orthographe concernant les mots : technopole (féminin) et technopôle (masculin)

Depuis une dizaine d’annéebientôt 7 ans que Le Technopôle de La Réunion existe, je suis assez surpris d’entendre et lire par ci et par là : la technopole de La Réunion.

Cela peut sembler sans importance pour beaucoup mais à mon sens cette mauvaise maîtrise du mot technopôle / technopole est révélateur de l’ignorance du concept de technopôle et cette non maîtrise du concept explique peut être pourquoi depuis 10 ans bientôt on y installe un peu de tout et n’importe quoi dans cette technopole. Les choses semblent changer depuis peu ?!

Le mot « technopôle » au Masculin avec un accent circonflexe désigne un pôle technologique qui concentre les activités de R&D (recherche & développement) et activités industrielles à haute valeur ajoutée. Lire le reste de cet article »

TIC & Développement economique local

Samedi 1 septembre 2007

Se tenait récemment la 11ème Université de la Communication de l’Océan Indien, l’occasion pour nous de faire un petit article sur la filière et démontrer l’enjeu de la filière TIC dans le développement de La Réunion.

Au-delà des visions économistes, géographiques, culturelles, sociales et autres qu’engendrent les TIC ; celles-ci revêtent des enjeux lourds car de plus en plus les collectivités territoriales affrontent des situations de pression et de tension.

Les TIC ne sont pas neutres de part leur usage et pratique et elles n’arrivent pas dans un espace neutre qui est déjà habité par des pratiques et des relations entre acteurs différents.

Les discours sur les TIC ont contribué à médiatiser le développement local puisque ces techniques ont souvent été appréhendées non seulement comme des éléments de renforcement des richesses locales et comme des éléments de déstructuration des territoires.

À La Réunion, les politiques considèrent que les TIC seraient des outils pouvant « désinsulariser » le territoire tout en étant des outils accompagnant des actions moins sectorisées par domaines (culture, aménagement du territoire, urbanisme, action sociale). La question qui se pose est de savoir comment se joue l’interdépendance entre des secteurs et des champs différents (TIC et culture, TIC et éducation, TIC et logement, TIC et économie locale) tout en valorisant la particularité réunionnaise dans son contexte européen et indo-océanique.

La stratégie de développement durable, le Plan Réunionnais de Développement Durable, élaborée par La Région, l’État et Le Département, dont l’objectif est de définir un nouveau modèle de développement à long terme, décrit les TIC comme étant un domaine d’activité stratégique (DAS) qui devra être « boosté» durant les décennies avenir. L’élaboration d’un plan de développement « autonome» local nécessite une rupture avec les pratiques sociales, économiques et politiques menées depuis la départementalisation de 1946 et suppose une implication forte de l’ensemble des acteurs socio-économique et de la population réunionnaise afin de tenter une transition vers une nouveau modèle de développement endogène.

Sans pour autant être la panacée, les TIC ne pourront à elles seules permettre la transition vers un modèle de développement endogène mais elles semblent être de bons moyens afin de jouer le rôle de catalyseur complémentaire pour accroître l’intensité des relations, au niveau local, et étendre, au niveau global, le champ d’intervention de La Réunion.

Amélioration et modernisation de la situation économique locale, multiplication des initiatives et de l’entrepreneurship, innovation, ouverture, mise en réseau des acteurs socio-économique, autant de critères qui nécessitent désintégrer les TIC à la société réunionnaise.

L’action volontariste et l’appropriation des TIC par la population réunionnaise peuvent laisser imaginer un nouveau dynamisme. Pour beaucoup, et notamment dans les discours politiques, ce sont les TIC qui créent le dynamisme économique pourtant c’est avant tout le dynamisme qui est mis en œuvre par chacun qui mène à un processus d’apprivoisement et de valorisation des TIC.

Tant que les principales différences et inégalités sociales et culturelles de la société réunionnaise (illettrisme - créolité - chômage) n’auront pas été traitées, l’appropriation et l’essor des TIC et leurs usages seront ralentis.

De nombreux freins viennent contrarier l’essor de ce secteur dans l’île : absence d’initiatives, méconnaissance des leviers financiers disponibles, « mentalité économique traditionnelle», manque de personnel qualifié pour développer les TIC, possibilités insuffisantes de coopération avec d’autres entreprises, organisations, centres de recherches, manque d’information sur les technologies pertinentes à intégrer dans l’organisation productive, nouvelles technologies progressant trop rapidement.
Lire le reste de cet article »

Plan Réunionnais de Développement durable - PR2D

Mercredi 13 juin 2007

Après une petite recherche sur Google sur le terme : Plan Réunionnais de développement durable(PR2D), on trouve difficilement le site officiel du PR2D, car les sites de La Région Réunion, de l’Agorah ou même le journal Témoignages arrivaient en première position.

Le Plan Réunionnais de Développement Durable (PR2D) a été présenté 23 novembre 2006 en assemblée plénière du Conseil Régional de La Réunion.
Le Plan Réunionnais de Développement Durable est un document stratégique sensé orienter la politique de développement de La Réunion pour les 25 à 30 années futures.

Quel est l’intérêt d’un tel document pour La Réunion et les réunionnais?

Suite à la départementalisation et les lois de décentralisation et l’intégration à l’Union Européenne en tant que Région Ultrapériphérique (RUP), La Réunion s’est largement modernisée et a connu un développement (exogène) important.
Avec les processus de régionalisation et mondialisation, le territoire réunionnais, la population réunionnaise, le monde économique et politique se trouvent face à de nouveaux enjeux.
Compte tenu de l’évolution démographique, La Réunion comptera prés d’un million d’habitant d’ici 25 ans. L’emploi, l’aménagement du territoire, l’environnement, les ressources énergétiques, un nouveau type de gourvernance mais aussi les financements (longtemps venus de La France et l’UE) sont des problématiques et des défis qu’il convient d’aborder conjointement afin d’orienter l’île vers un nouveau modèle de société, à condition que la population y adhère.

En partenariat avec l’Etat et le Conseil Général de La Réunion, la Région Réunion a pris l’initiative d’engager l’élaboration du PR2D, ce document traite d’un certain nombre de thématiques quant à l’avenir de La Réunion: EmploisFormationMobilitéLogementTransports et déplacementEnergiesAgricultureSantéPôles d’Intérêt RégionalDésenclavement régional.

Vous pouvez consulter le PR2D à l’adresse suivante www.le-plan-reunion.com et laisser votre avis sur notre blog territorial.

Lire le reste de cet article »

La double intégration géo-économique de La Réunion

Lundi 28 mai 2007

Comme nous le savons, La Réunion est Française/Européenne par l’Histoire et Le Droit et Indo-Océanique par sa Géographie. Dans le courant de l’année 2004/2005, dans le cadre d’un mémoire de Master de Géographie, je me suis penché sur la problématique de l’intégration de La Réunion à la fois dans l’Europe (UE) et dans l’Océan Indien.
Sans aucune prétention, ce premier travail de recherche n’a nullement vocation à “révolutionner” la géopolitique locale mais sert plutôt à apporter un éclairage sur les problématiques à venir pour l’île, notamment son statut au sein de l’Europe (RUP) mais aussi sa place dans le Sud Ouest de l’Océan Indien.
En 2004/2005 lorsque j’écrivais ce premier travail de recherche, les Accords de Partenariats Economiques Régionaux (APER) étaient déjà en cours de négociations alors qu’aucun député ou autre élu de l’époque n’en parlaient (ouvertement en tout cas), aujourd’hui ces APER font l’objet d’âpres négociations à Bruxelles afin que la situation des RUP soit prise en compte.
(En résumé les produits des pays ACP, comme Maurice - Madagascar pourront entrer à La Réunion sans aucune surtaxe, étant moins chers que les produits locaux ce sont tous les secteurs économiques de l’île qui pourraient être menacés, même les services comme l’internet, par exemple)
.

Vous trouverez ci-contre un résumé de ce mémoire de recherche et pour ceux qui veulent le consulter en totalité vous pouvez le retrouver scinder en 3 parties [Introduction] - [1ere Partie] - [2ieme Partie] - [3ieme Partie] - [Conclusion] - [Mémoire Totale (haut débit)]

De la colonie au département et du département au statut de région européenne ultramarine, La Réunion a suivi une logique originale de développement différente des îles voisines du sud ouest de l’océan Indien.

La présente étude contribue à analyser la double intégration de La Réunion, à la fois dans l’Union Européenne et dans la partie sud ouest indo océanique, tout en examinant les différents critères économiques, sociaux, politiques et juridiques qui vont cadrer les espaces géographiques dans lesquels La Réunion est appelée à évoluer. Le caractère géopolitique du sujet conduit à s’intéresser d’une part à la place de La Réunion dans l’UE puis à analyser le processus de régionalisation économique en cours dans l’océan Indien et enfin examiner la situation de La Réunion et des différents acteurs socio-économiques réunionnais dans cette dynamique d’intégration économique régionale.

Si l’étude géopolitique du sud ouest de l’océan Indien est nécessaire pour comprendre et mieux aborder les problématiques d’intégration de La Réunion dans cet espace géoéconomique il n’en demeure pas moins que l’étude du contexte géopolitique local par rapport au contexte géopolitique régional semble utile afin de mieux appréhender les évolutions régionales futures.

[Introduction] - [1ere Partie] - [2ieme Partie] - [3ieme Partie] - [Conclusion] - [Mémoire Totale (haut débit)]

(ps: Il y a des droits d’auteurs :-D) Lire le reste de cet article »

Le marketing territorial de nos collectivités

Lundi 28 mai 2007

De plus en plus de collectivités sont présentes sur la toile.(Conseil Général de La Réunion - Région Réunion - TCO - CIREST - CCSUD - CINOR - les sites communaux paraitront dans des éditions futures).

Les services en ligne, l’avènement du web 2.0, avec notamment la cartographie participative, permettent de s’informer et de visiter un territoire par une diffusion très large d’informations tout en limitant les coûts de publicité. La promotion territoriale et/ou la proximité citoyenne deviennent une nécessité.

Promouvoir son territoire par le web permet de susciter un intérêt et de montrer les richesses culturelles, touristiques et gastronomiques d’une ville ou d’une région. Développer des services en ligne pour que les citoyens participent à l’étendu des offres et au confort de ces derniers.Télécharger un dossier de candidature permet aux citoyens de gagner du temps et de ne pas se déplacer parfois pour une simple procédure.

Développer ce moyen de communication, qu’est le web, permet également d’inciter au développement économique par l’implantation d’entreprise. Montrer, expliquer et démontrer les initiatives et les projets réalisés pour permettre un meilleur accueil des entreprises ne laisse pas insensibles ces dernières. Une mairie ou une communauté de communes (EPCI) peut développer des outils interactifs de promotion de son territoire et des acteurs qui y vivent. Tout comme les ZI ou ZAE ou ZAC sont des espaces géographiques dédiés à certaines activités économiques, une collectivité pourrait demain mettre en place un site web dédié aux citoyens et aux acteurs économiques afin de promotionner son territoire « physique » sur le « cyber espace » (web).

Enjeu d’un blog territorial et intelligence territoriale

Jeudi 24 mai 2007

 

Support phare du Web 2.0, le blog est à la fois un moyen quasi-instantané de publication d’informations et une agora virtuelle. Pour les collectivités, il devient un véritable outil de modernisation de la démocratie locale et d’offre de services en ligne, permettant d’afficher une image résolument novatrice et d’affirmer la volonté d’ouverture au dialogue des élus.

Dans un contexte de crise du politique, de méfiance envers le discours institutionnel et de multiplication des blogs dits « citoyens », le niveau de priorité que les collectivités devront sous peu accorder au blog n’est autre que celui qu’elles accordaient au site Internet en 2000. Pour éviter que le débat local se tienne sans elles, comme l’écrit Patrick Lamarque en préface, « il y a urgence à bloguer ». Quels peuvent être les formes et finalités d’un blog pour une collectivité ? Quels sont les choix stratégiques, technologiques et organisationnels préalables à sa mise en place ? Les clefs du succès ? A la fois théorique et pratique, émaillé de nombreux témoignages, le présent ouvrage dresse un état des lieux des blogs territoriaux et ouvre la voie des perspectives possibles… pour que les acteurs locaux soient présents dans « le paysage Internet de demain », participent à la construction des territoires numériques et mettent en place les outils de la « e-démocratie ».

[Ce texte est une reprise intégrale du résumé du livre Le Blog Territorial, Nouvel Enjeu de la Communication Locale]