Archive pour la catégorie 'Développement local'

Mobilité à La Réunion

Dimanche 9 décembre 2007

Aucun projet politique, ni aucune ambition politique n’est aujourd’hui en mesure de fournir un travail à tous les Réunionnais.
Une population qui s’accroit de 1,5 à 1,9% tous les ans, les moins de 20 ans représentant 36% de la population réunionnaise, un taux de chômage tournant autour des 30%.
Dans ce contexte démographique « défavorable », il apparaît difficile de pouvoir offrir emploi et projet de vie ambitieux aux jeunes réunionnaises et réunionnais.

Une solution?
La mobilité!

Excellence, ouverture, maturité, plus value intellectuelle et/ou économique…….
La mobilité, LA solution pour nous jeunes réunionnais(es) qui ne pourrons rester vivre sur nos 2512Km² et ne pourrons contribuer au développement de notre île.
Tous s’accordent à croire que la mobilité est une alternative miracle pour l’avenir de l’île et sa jeunesse.
Motivons nos jeunes à bouger, motivons nos jeunes à se former ailleurs qu’à La Réunion, encourageons les à quitter leur île, leur famille et même incitons les à abandonner leurs idées d’une certaine Réunion au profit d’un meilleur avenir individuel.
Bourses, passeport mobilité; subventionnons l’avenir à ses jeunes téméraires prés à sauter la mer, prés à se former, prés à aller chercher l’excellence car nous le savons les « voyages forment la jeunesse » et notre jeunesse c’est notre richesse.

Mobilité?
Il ne se passe pas une semaine sans que les actualités et/ou les politiques nous parlent de mobilité ni ne prennent pour exemple un jeune (ou moins jeune) ayant tenté sa chance ailleurs qu’à La Réunion.
Bravo!

La mobilité, une chance pour nous jeunes?
En tous cas, tous les outils sont mis en oeuvre pour le faire croire et même une rhétorique bien huilée pour nous amener à ne plus voir les problèmes bien plus profonds et bien plus tumultueux que La Réunion connaît.
Sans remettre en cause, les avantages indéniables qu’apportent « la mobilité », on peut tout de même aujourd’hui s’interroger sur ce qui se cache derrière cette pure « spécificité conceptuelle réunionnaise » ?

Aujourd’hui La Réunion s’ouvre au monde en se dépeuplant de sa jeunesse et en étant vidanger de tous ces jeunes capables et pouvant constituer demain « l’intelligencia locale ».
Quels sont ses pays prés à accueillir à bras ouverts nos jeunes réunionnais ambitieux, courageux et certainement très talentueux?
Et si aujourd’hui la mobilité servait avant tout à des groupes d’individus, ces mêmes groupes d’individus qui depuis la départementalisation élaborent et mettent en oeuvre des projets de développement pour notre île?
La mobilité semble devenir une étape nécessaire et obligatoire dans les plans de vie et de formation des réunionnaises et réunionnais.
Une chose est certaine, Femmes et Hommes de La Réunion nous ne sommes pas des objets, qui quand le récipient déborde, peuvent être transvasées, transportées, transfusées.
Cela ne fonctionne pas comme ça, car attention à l’inondation et aux flots de frustrations que cela engendre.

Et qui sont ces jeunes réunionnais(es) à être restés au pays à ne pas avoir voulu ou pu tenter l’expérience de la mobilité?
Êtes vous moins bons parce que sur votre CV il manque une ligne « mobilité internationale »?
Êtes vous moins bons parce que votre formation a été faîte à La Réunion ou car votre BAC+3 ou BAC+5 a été obtenu à l’université de La Réunion?

Un système de formation « d’excellence » qui depuis une dizaine d’année n’évolue plus ou mal.
Pas d’écoles d’ingénieurs, ni d’ Institut Régional d’Administration (IRA), pas d’Institut Étude Politique (IEP) alors que notre contexte géopolitique s’y prête, ni de faculté de sociologie, alors que la violence de la société réunionnaise se prête à des études sociologiques, ni de faculté d’anthropologie, alors qu’on nous barratine d’identité indo-océanique etc………….
Certaines facultés qui se vident de leurs brillants professeurs chercheurs ou encore des thésards locaux n’ayant pas la possibilité d’exercer à l’université, alors même que celle ci a investi en eux!

Après cela nul doute qu’on veuille chercher l’excellence ailleurs parce qu’à La Réunion le syndrome de la goyave à péricliter dans nos systèmes de formation, et pas seulement, à moins que cela ne soit volontaire

Et vous jeunes réunionnais partis en mobilité, où êtes vous aujourd’hui?
Combien êtes vous revenus avec un diplôme d’excellence, un savoir et savoir-faire que vous utilisez au quotidien dans des fonctions vous autorisant à contribuer à l’épanouissement et l’évolution de notre île?

Pharmaciens et santé à La Réunion

Mercredi 5 décembre 2007

Pharmaciens de la Réunion, réveillez-vous !
Votre avenir professionnel est triplement menacé :

1°- Par la Sécurité sociale, qui, incapable de combler son déficit abyssal, dérembourse régulièrement des médicaments et vous jette en pâture comme « profiteurs » du système, alors que votre chiffre d’affaires s’en trouve affecté par voie de conséquence.

2°- Par des politiques locaux, qui, bien qu’incompétents sur la structure des prix du médicament dans les DOM, s’attaquent au coefficient de majoration du prix du médicament, fixé à 1,303 à la Réunion, alors qu’il est fondé légalement par l’article L.753-4 du code de la sécurité sociale, qu’il est justifié matériellement, en étant la contrepartie des frais d’approche des marchandises et qu’il se justifie enfin au nom de l’équité, car à défaut, votre résultat serait inférieur à celui de votre confrère de métropole.

3°- Par votre docilité légendaire à vous faire rogner régulièrement votre pouvoir d’achat, mais surtout par votre extrême ignorance de votre contexte professionnel.
En effet, savez-vous que :
- les dépenses de médicaments dans le budget de la CGSS Réunion en 2006 n’ont cru que de 3,70% (en pleine épidémie de chikungunya) alors que les honoraires médicaux et les dépenses des cliniques privées ont cru respectivement de 5,45% et de 15,18%,
- le coefficient de vos confrères antillais est supérieur au vôtre alors qu’ils sont plus proches que nous de la Métropole,
- les Antillais seraient, semble-t-il, épargnés par la remise en cause de leurs coefficients,
- une juste application des textes en vigueur, mais non mise en oeuvre, aurait dû vous conférer une majoration de 1,32 au lieu des 1,303,
- votre marge, à l’instar de celle de vos confrères de métropole, décroit à mesure que le prix du médicament augmente et ce, selon trois tranches, sachant que la première (de 0€ à 22,90 €) représente la part la plus importante de votre chiffre d’affaires avec une marge de seulement 25,96% (la plus forte des 3 tranches). Sur la deuxième et troisième tranche vos marges passent respectivement à (seulement) 18,67% et 5,87%.
- Votre marge sur la troisième tranche est inférieure à celle de métropole qui plafonne à 7,22% ( au lieu de vos 5,87%),
- Votre résultat final est quasiment le même que celui de votre confrère de métropole et ce en dépit de ce coefficient de majoration sur le médicament mais aussi en dépit de l’exonération des cotisations patronales de sécurité sociale dont bénéficie la plupart de vos officines dans le cadre de la LOOM, au même titre que 95% des entreprises réunionnaises. En outre, malgré cette exonération, vos frais de personnels sont légèrement supérieurs à ceux de l’officine métropolitaine,
- la rémunération des grossistes répartiteurs est, en métropole, bien inférieure à celle des officines, alors que le contraire prévaut (anormalement) dans notre département,
- la rémunération des trois (seuls) grossistes répartiteurs de la Réunion se calcule sur un prix fabricant majoré de 36,68 % (marge fixée et linéaire), alors que celle de leurs homologues de Métropole est réglementairement calculée, comme la vôtre, par l’application d’une marge dégressive lissée. Cette marge linéaire de 36,68%, extrêmement favorable à vos trois fournisseurs, leur confère une rémunération supérieure de 3 à 13 fois plus (selon la tranche) que celle de leur homologue de métropole et ce, après déduction de leur frais d’approche. Comme le prix public est fixé, la linéarité de la marge grossiste réunionnais se fait exclusivement au détriment de celle du pharmacien d’officine,
- Votre marge, est dite « constatée », puisque coincée entre un prix de vente réglementé, affecté du coefficient de 1,303 ( menacé), et un prix d’achat grossiste, qui, lui est protégé par sa marge linéaire, le mettant à l’abri de toute fluctuation de son prix d’achat,
- Une baisse même minime de votre coefficient engendrera un manque à gagner important générateur de défaillance inéluctable de bon nombre de vos entreprises, accompagnée de licenciements,
- Certaines professions (Médecins, Notaires, Fonctionnaires…) bénéficient d’une majoration (de 20% et plus) justifiée par le coût de la vie, indéniablement supérieur chez nous, et vous n’en bénéficiez pas. La seule majoration des honoraires médicaux représente plus de 30 millions d’euros de supplément de dépenses pour la CGSS Réunion, chaque année.
- Votre profession a perdu plus de 50% de son pouvoir d’achat en 30 ans. Elle est menacée en outre dans son existence, par la course à l’effet de taille au regard de la faiblesse de vos marges, par la distribution des médicaments conseils en grande surface…..etc

Au terme de cet inventaire, non exhaustif, votre ignorance est partiellement et suffisamment comblée pour justifier une mobilisation indispensable à la défense de vos intérêts. Elle doit être générale, vigilante, solidaire et efficace face à vos partenaires que sont l’Etat, représenté par la CGSS, et vos grossistes. Vos sorts sont liés.
A l’égard de l’Etat, toute fragilisation de l’économie de l’officine aura des répercussions macro économiques, préjudiciables au « déséquilibre » actuel de ses comptes, compte tenu des effets pervers induits par une telle mesure, et notamment par le coût récurrent des indemnités compensatrices des salaires, les manques à gagner en terme d’impôt sur le revenu, de TVA….etc. Ainsi, les 50 millions d’économie recherchée sur l’officine se traduiront par un déficit accru du budget de l’Etat.
A l’égard des grossistes, la recherche d’une plus juste répartition des marges au profit des officines devrait rétablir une situation plus équitable, qui assurera à la fois la pérennité des officines et celles de leurs entreprises également menacées par la disparition de leurs clients, que vous êtes.

Le diagnostic étant fait, la prescription vous est suggérée, à vous de vous soigner.

Prompt rétablissement.

« Debout les morts ». Un Observateur de votre déclin, subi et accepté.

(ces écrits sont les fruits d’un de nos généreux contributeurs)

Econovista, la carte économique interactive de l’Ile-de-France.

Lundi 12 novembre 2007

Econovista, est un média cartographique disponible gratuitement sur Internet conçu afin de faire découvrir toute la richesse économique et territoriale de l’Ile-de-France grâce à :

    - de nombreuses cartes thématiques,

    - des photos sur les principaux lieux économiques de la région,

    - des liens Internet,

    - des bases de données téléchargeables, etc.

Econovista est porté aujourd’hui par 15 partenaires régionaux et départementaux (dont le Conseil Régional d’Ile-de-France, la CCIP, la CRCI, Aéroports de Paris, Port Autonome de Paris, etc.) au service du développement économique.

Trés bel outil de marketing territorial qui aurait le mérite d’être adapté et adopté à La Réunion.

Aménagement et développement du Sud de La Réunion

Mardi 23 octobre 2007

La géographie, ça sert, d’abord, à faire la guerre”.

Lorsqu’en 1976, Y. Lacoste décrivait la Géographie comme un outil de guerre pour les militaires, il entendait aussi qu’Elle serve d’outil de compréhension à l’aménagement du territoire, la compréhension des stratégies des multinationales ou des phénomènes de ségrégation spatiale, etc.
Les différents conflits qui apparaissent en ce moment entre les élus du Sud de La Réunion, à propos de la zone de Pierrefonds, illustrent bien cette idée selon laquelle les visions territoriales et les ambitions territoriales des uns et des autres peuvent être l’objet de disputes et de rivalités politiques.

Après tout, la majorité des guerres, de part le monde, étaient des guerres de conquêtes et d’élargissement de l’empire, aujourd’hui une partie de “la bataille du territoire réunionnais” se joue dans le Sud, autour de la zone de Pierrefonds et les différentes infrastructures appelées à être des outils de développement et d’aménagement du Grand Sud.

L‘aménagement du territoire est la recherche dans le cadre géographique de La Réunion, d’une meilleure répartition des hommes, en fonction des ressources naturelles et des activités économiques, avec la constante préoccupation de leur donner de meilleures conditions d’habitat, de travail, de plus grandes facilités de loisirs et de culture“.

Tout l’art de l’aménagement du territoire réunionnais passe par une meilleure coordination et optimisation de l’ensemble des activités de l’homme réunionnais sur un territoire de 2510km² afin d’assurer un développement durable pour les années à venir.

Un bon aménagement du territoire réunionnais devrait offrir aux outils du développement territorial une plus grande efficacité.
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Les APER révélateurs de la double appartenance géo-économique de La Réunion

Samedi 20 octobre 2007

L’Union Européenne intervient et aide financièrement les organisations régionales de la zone australe et orientale de l’océan Indien (IGAD - COMESA - COI - SADC).

La présence de l’UE influence le processus d’intégration régionale dans la zone et elle aide ces ensembles régionaux à élaborer une stratégie dans le but de favoriser l’intégration régionale.

Tout l’enjeu pour La Réunion est d’être associée et intégrée à l’élaboration de cette stratégie bien qu’étant une région européenne ultrapériphérique. Pour l’île la véritable double intégration géoéconomique, en UE et dans l’océan Indien, passerait d’une part par un régime adapté dans l’UE et d’autre part que la Communauté Européenne allie La Réunion aux accords « UE/blocs régionaux » de la zone océan Indien.

Les accords de Cotonou

La Réunion est entourée de pays ACP bénéficiant d’accords privilégiés avec l’UE.

Les Accords de Cotonou (2000) donnent naissance à un nouveau contexte économique, en effet, les nouveaux accords ACP/UE prévoient que d’ici 2008, il y ait un désarmement tarifaire total entre les pays ACP et l’UE et que d’ici 10 ou 15 ans les échanges se feraient aux bénéfices des pays ACP.
La Réunion étant entourée de pays ACP sera alors en concurrence directe avec les produits de Maurice ou Madagascar qui pourront entrer librement sur le sol réunionnais.

L’économie de La Réunion est encore fragile et surtout pas suffisamment « autonome » car encore très dépendante des transferts nationaux et européens. Il y a donc nécessité pour l’île de faire valoir sa situation différenciée aux regards des mutations économiques et commerciales qui s’amorcent dans la zone.

Pour l’UE, l’OCDE ou toutes autres organisations économiques internationales la coopération et l’intégration régionale est une condition sine qua non du développement économique et sociale.

Les accords de Cotonou vont dans ce sens et visent à contribuer « efficacement à la réalisation des objectifs et des priorités fixés par les États ACP dans le cadre de la coopération et de l’intégration régionale et sous-régionale ». Dans le cadre de ces mêmes accords il est prévu que la coopération régionale puisse également concerner aussi les Régions européennes ultrapériphériques. La Réunion peut donc, et a tout intérêt, à être associée à ces accords.

Dans ce contexte, les Accords de Cotonou prévoient que la coopération doit tendre à :

- stimuler l’intégration graduelle des Etats ACP dans l’économie mondiale
- renforcer la coopération et le développement économique inter et intra-ACP
- favoriser la libre circulation des populations, des biens, des services, des capitaux, de la main d’œuvre et de la technologie entre les pays ACP
- Activer la diversification des économies des Etats ACP, ainsi que la coordination et l’harmonisation des politiques régionales et sous régionales de coopération
- Soutenir et étendre le commerce inter et intra-ACP et avec les pays tiers.

Le dernier point des accords de Cotonou concernant la coopération et l’intégration régionale laisse entendre que les pays ACP doivent commercer davantage avec les pays tiers. La Réunion a donc toute une place à prendre sachant sa situation et son environnement géographique dans le sud ouest de l’océan Indien et doit promouvoir davantage les échanges économiques et commerciaux avec les pays ACP de la zone.

L’Accord de Cotonou est consacré par le Document de Stratégie Régionale (DSR) et le Programme Indicatif Régional (PIR) sur la période 2002- 2007. Il est à noter que les fonds n’ont été disponibles qu’à partir de 2004.
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Sur-rémunération, toute La Réunion est concernée.

Mardi 16 octobre 2007

Les actuels remous autour des régimes spéciaux de retraite, amènent certains politiques à s’interroger sur la question de la sur-rémunération des fonctionnaires à La Réunion et dans les territoire d’Outre Mer en général.

Interrogations fondées ou simple hypocrisie?

La question de la sur-rémunération à La Réunion a toujours été inévitable et bien qu’étant un thème (trés-trop) sensible, cette spécificité réunionnaise aurait dû faire l’objet de réforme depuis une bonne dizaine d’année.

La sur-rémunération qui est un coefficient multiplicateur du salaire de base des fonctionnaires est fixée à 40 % en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane et atteint 53 %, chez nous, à la Réunion. Ce coefficient est servi sans limitation de durée et s’applique également aux agents titulaires des fonctions publiques locales.

Depuis 1950, les agents de la fonction publique bénéficient de cette majoration salariale.

Si aujourd’hui ce privilège est clairement remis en cause par une partie de la population réunionnaise; on peut se demander si, nous, réunionnais avons un intérêt à ce qu’une partie de la population active locale perde une partie de son pouvoir d’achat?

Les analyses nous montrent que la sur-rémunération joue un effet distordant sur la formation des prix et sur le système de production locale.

En simplifiant nous pourrions dire que c’est le salaire qui va conditionner les prix des marchandises, et donc que la sur-rémunération entretien la politique des prix chers, et dans un deuxième temps la sur-rémunération crée l’engouement des jeunes demandeurs d’emploi, et pas seulement, pour la fonction publique au détriment du secteur privé. (presque 90% des jeunes étudiants réunionnais voudraient être fonctionnaires).

Pour autant faut il supprimer la sur-rémunération et avec elle tous les bénéfices qu’en tire la société et l’économie réunionnaise?

La sur-rémunération des fonctionnaires de La Réunion a trois effets principaux; et non les moindre puisqu’en faites ce sont tous les fonctionnaires et non-fonctionnaires qui profitent de la sur-rémunération directement ou indirectement.

Le premier effet est un effet de revenu global : il soutient la demande et l’emploi.

Le second effet est un effet de distorsion : la sur-rémunération augmente le niveau des prix locaux et favorise ainsi les secteurs de consommation non-exposés à la concurrence, et les importations, au détriment de l’investissement et des exportations.

Le troisième effet est un effet de distribution - la sur-rémunération bénéficie directement aux ménages dont le revenu de base est le plus élevé (ménages expatriés et qualifiés locaux).

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Malabars/Malbars à La Réunion, une vision identitaire.

Jeudi 11 octobre 2007

L’actuel conflit qui « oppose » les services de l’État à la communauté Hindous de l’île de La Réunion, nous amène à nous interroger sur les fondamentaux même de la communauté hindou réunionnaise.

Un anthropologue français, C. Ghasarian, c’est penché il y a plusieurs années sur l’identité de la communauté indienne à l’île de La Réunion.

Cet anthropologue nous montre qu’une frange de la population malabar de l’île souhaite préserver une véritable endogamie ethnique. Pour cette communauté la transmission des valeurs traditionnelles et de cadres éthiques et/ou symboliques ne peut s’opérer qu’au prix de l’endogamie et en quelque sorte d’une forme de renfermement social axé sur les valeurs traditionnelles portant notamment sur les choix des alliances (mariages), les pratiques et les conversions religieuses.

Ghasarian estime que les hommes et les femmes hindous (malbars - malbaraises) se fondent sur des valeurs incontournables comme : l’honneur familial, la dévotion religieuse, l’ordre, le sacrifice, la hiérarchie et la dépendance. Lire le reste de cet article »

Technopole ou Technopôle à La Réunion

Mercredi 10 octobre 2007

Un peu de « masturbation intellectuelle » n’ayant jamais fait de mal à qui que ce soit, Réunion-développement vous propose un petit cours de genre et d’orthographe concernant les mots : technopole (féminin) et technopôle (masculin)

Depuis une dizaine d’annéebientôt 7 ans que Le Technopôle de La Réunion existe, je suis assez surpris d’entendre et lire par ci et par là : la technopole de La Réunion.

Cela peut sembler sans importance pour beaucoup mais à mon sens cette mauvaise maîtrise du mot technopôle / technopole est révélateur de l’ignorance du concept de technopôle et cette non maîtrise du concept explique peut être pourquoi depuis 10 ans bientôt on y installe un peu de tout et n’importe quoi dans cette technopole. Les choses semblent changer depuis peu ?!

Le mot « technopôle » au Masculin avec un accent circonflexe désigne un pôle technologique qui concentre les activités de R&D (recherche & développement) et activités industrielles à haute valeur ajoutée. Lire le reste de cet article »

Les métiers du développement territorial

Dimanche 9 septembre 2007

Avec l’évolution des diverses intercommunalités (EPCI), les transferts de compétences vers les collectivités locales, l’apparition des différents parcs (national - marin…) etc. Les besoins de La Réunion en professionnels de l’aménagement et développement du territoire ont fortement augmentés.

Pour autant, cette profession (agent développement - conseiller territorial …) est encore insuffisamment reconnue et s’exerce avec une réelle précarité de statut (difficultés de renouvellement des contrats, intégration au sein de la fonction publique territoriale mal adaptée, absence de convention collective).

Afin d’identifier aux mieux les compétences de ce métier et les missions qui peuvent être allouées aux professionnels de l’aménagement territorial, Réunion-développement vous propose un référentiel de sites et de documents vous permettant d’une part de valoriser et promotionner le statut de développeur/aménageur du territoire et d’autre part de mieux reconnaitre ce statut dans le secteur public et/ou privé.

Un site à consulter régulièrement, user et abuser des documents et méthodes de travail mises en ligne. Projet de territoire.com appelé aussi Entreprises Territoires et Développement œuvre dans le champ du développement territorial au service des collectivités et de leurs groupements. Ce site propose des services fondés sur ses travaux de recherche- développement qui visent à qualifier et à professionnaliser élus, techniciens et partenaires engagés dans l’élaboration d’un projet de territoire.

En Octobre 2005, L’Union Nationale des Acteurs et des Structures du Développement Local (UNADEL) a publié un document décrivant les principales compétences des agents et développeur de territoire. Vous pouvez télécharger « referentiel unadel »
- Retrouvez les infos de l’UNADEL sur http://www.unadel.asso.fr

L’Association de professionnels du développement économique en Rhône-Alpes (ARADEL) Publie dans la même période un document de même type précisant les métiers et les compétences du développeur économique- Vous pouvez télécharger « referentiel aradel »
Retrouvez les infos de l’ARADEL sur www.aradel.asso.fr/
(Offres et demandes d’emplois , proposition de stage, méthode de travail etc.)

Rappelons que l’université de La Réunion propose une formation de niveau BAC+4/5 en « Développement économique et Aménagement local»
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La continuité territoriale à La Réunion

Samedi 8 septembre 2007

Historique

De manière générale la continuité territoriale entre les DOM et la Métropole est un enjeu essentiel pour le développement économique de l’Outre-mer mais aussi afin d’améliorer les conditions des ultramarins vivant en métropole.

Depuis bientôt une dizaine d’année le débat sur la desserte aérienne c’est intensifié prenant une importance grandissante au point que la question de la « continuité territoriale » figure désormais dans le programme gouvernemental.

La libre circulation des personnes et des marchandises ne doit pas être entravée sur le territoire européen. Le but est donc de réduire les contraintes liées à l’éloignement géographique et d’effacer l’idée d’éloignement, à La Réunion et dans les RUP en général, et de substituer l’éloignement par un caractère de proximité grâce à la rapidité, la fréquence et l’efficacité des moyens de déplacements aériens.

Entre 1992 et 1998 le processus d’ouverture du marché du transport aérien c’est faites sous l’égide de la commission européenne.

Parallèlement à cette libéralisation du ciel aérien européen, les États membres ont eu la possibilité de mettre en place des obligations de service public (OSP).

Obligations de Service Public (OSP), kesako ?

La réglementation européenne (règlement n° 2408/92 du Conseil) définit les obligations de service public (O.S.P.) concernant l’accès des transporteurs communautaires aux liaisons aériennes intracommunautaires.

« Les obligations imposées à un transporteur aérien en vue de prendre, à l’égard de toute liaison qu’il peut exploiter en vertu d’une licence qui lui a été délivrée par un Etat membre, toutes les mesures propres à assurer la prestation d’un service répondant à des normes fixes en matière de continuité, de régularité, de capacité et de prix, normes auxquelles le transporteur ne satisferait pas s’il ne devait considérer que son seul intérêt commercial ».

Depuis le 1er Avril 1997, les obligations de service public sont imposées sur les liaisons entre La Métropole d’une part, La Guadeloupe, La Guyane, La Martinique et La Réunion d’autre part

De fait les normes imposées par l’obligation de service public sont les suivantes :

- un service assuré tout au long de l’année avec au moins une fréquence hebdomadaire

- La publication des tarifs et l’existence d’un tarif (2 – 12 ans) réduit de 33%

- L’acceptation des évacuations sanitaires sur le premier vol en partance

- Le respect d’un préavis de 6 mois avant l’interruption des services

L’État intervient pour aider au développement du secteur aérien dans l’outre-mer. Depuis 2003, la loi programme pour l’Outre-Mer institue une dotation de continuité territoriale dont le montant est de 30 millions d’€uros soit 8 millions d’€uros pour la Réunion.

De plus les flottes des compagnies aériennes desservant l’outre-mer ont bénéficié d’un régime de défiscalisation grâce à une réduction de 50% d’imports par rapport aux investissements.

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