Présentation

Fabrice PAYET
Je souhaite partager avec vous une vision territoriale neuve et originale de l'île de La Réunion.

MSN/E-mail : gtrouveunpseudo [at] hotmail [dot] com

Réunion-developpement recherche des contributeurs sur différentes thématiques relatives au développement territorial - n'hésitez pas à prendre contact!

Un Blog Territorial?

Avant de parler du développement territorial, il s’agit tout d’abord de définir notre sujet et donc le contenu de ce blog.
Le développement territorial est la transformation d’un territoire vers un “mieux” global, dans le cadre d’une vision à long terme et sur la base des ressources locales. Il fait appel à la notion de projet et utilise les principes fondamentaux de la démocratie participative.
Tout comme le chemin de fer à l’époque ou les autoroutes, les TIC sont des canaux structurants de nos économies c’est dans ce contexte que je tenterais d’allier au mieux TIC et développement territorial dans plusieurs problématiques.

Miss France 2008 & Pharmaciens de La Réunion, une même reconnaissance ?!

24 décembre 2007

La solidarité de certains politiques à l’égard de Valérie BEGUE fait plaisir à voir.

Cependant, cette intervention met en lumière leur absence de la scène locale lorsqu’il s’agit d’évoquer les grands problèmes qui concernent toutes les Réunionnaises et tous les Réunionnais.
Ainsi, leur silence sur un sujet d’actualité, celui de la baisse du prix des médicaments, illustre leur désintérêt coupable pour des sujets moins médiatiques, mais aux conséquences bien plus graves.
Ce problème ne remet pas seulement en cause le “Bien-être”des pharmaciens, comme le pensent beaucoup d’entre nous, mais aussi et surtout la distribution des médicaments dans les DOM et donc les conséquences sur la santé de nos populations.
La baisse du prix des médicaments, sans amélioration du pouvoir d’achat pour 98% de nos compatriotes qui ne les payent pas, engendrera inéluctablement un réajustement des charges des officines avec pour corollaire des licenciements inéluctables et des liquidations d’officines pour les plus endettées.

Le service de proximité, dans la distribution des médicaments, sera grandement amoindri.
Mais peu importe.

Pour des raisons purement démagogiques, une “commande de baisse du prix des médicaments a été passée, il convient de l’exécuter. L’impact sur l’économie des officines sera mesuré à la faveur d’une étude qui sera faite ultérieurement”.

Ces propos tenus par les conseillers DOM et Santé de l’Élysée, confirment la préséance du Politique sur l’économie et ce dans l’indifférence totale de nos politiques qui ne dénoncent, ni l’incohérence de la démarche, ni les conséquences désastreuses pour notre fragile département.
Les menaces, sur la santé dans notre île, de licenciements, de liquidation d’entreprises, ne mériteraient-elles pas une mobilisation de Tous les politiques, responsables, capables de transcender l’image, bien réelle mais néanmoins surannée, de nantie dont en pâtissent les pharmaciens d’officines ?

Afin de pallier leur inexpérience en terme de communication, on ne saurait trop conseiller nos politiques de faire cause commune avec Valérie BEGUE, de solliciter son concours de façon à profiter de son audience et de dénoncer conjointement de “là bas” le peu de considération de tous ordres, à notre égard.

La continuité territoriale, au delà de la nécessité économique de combler notre éloignement géographique, est aussi un concept fort, pour que nos compatriotes de métropole mesurent notre profond sentiment d’appartenance à l’ensemble national.

D6 devient CERIS

16 décembre 2007

Le Centre d’études des relations internationales et stratégiques - CERIS - devrait voir le jour en 2008. Cette structure a vocation de créer un espace de discussion, de réflexion et d’analyse pour les professionnels.

Ce CERIS, “qui va prendre la place du centre d’intelligence économique D6″, associera les mondes politique, économique et universitaire”. Afin d’organiser l’émergence et de déceler les questions d’intégration régionale, Pascal BONIFACE, Directeur de l’Institut des relations internationales et stratégiques avec l’appui de la SR21, oeuvrent à la création d’un CERIS, opérationnel dès 2008.
A noter qu’une première conférence-débat sur le thème : “Entre mondialisation et régionalisation : enjeux stratégiques de l’intégration dans l’océan indien”, est organisée ce vendredi 14 décembre 2007 à la Région Réunion

Le Quotidien de La Réunion, 13 décembre 2007, p. 16

Rêv’Olution ((Rêve, Evolution d’où Révolution))

10 décembre 2007

Être proactif, du stade de spectateur à celui d’Acteur du développement de notre Île.
Notre constat se veut intellectuellement, politiquement et économiquement, incorrect :

1. Une certaine inconscience (entretenue ?!) de la majorité de nos compatriotes.
Notre insularité, notre économie sous perfusion nationale et européenne, l’illettrisme d’un grand nombre de nos concitoyens, les propos démagogiques des politiques de tout bord, entretiennent une illusion confortable de bien-être que seuls les éléments naturels tels que cyclone ou éruption volcanique peuvent ébranler,

2. La frustration de nombreux Réunionnais, souvent diplômés, victimes du chômage, contraints de quitter leur Île (au nom de la mobilité) ou de ne pas y revenir, au profit de nouveaux arrivants, plus …chanceux,

3. La faiblesse de l’offre politique tant en qualité qu’en quantité, l’absence de débat et de projet, entretiennent l’illusion de la pérennité du sentiment de stabilité, éloigne de la chose publique de nombreux Réunionnais qui se résignent dans le rôle frustrant de spectateur qu’on leur assigne trop souvent, tout en nourrissant leur égoïsme,

4. L’absence d’unité, de sentiment d’appartenance du Réunionnais à un ensemble, rend notre société perméable à toute sorte de pénétration extérieure,

5. Un repli sur soi de bon nombre de communautés, conscientes de leur faiblesse - ou de leur force pour certaines - grandissante au sein de notre société et ce au profit d’un pouvoir néo colonial, de nomades administratifs et de leurs amis, trop souvent indifférents quant à l’avenir de l’île, soucieux uniquement de jouir d’une quiétude tropicale à tous égards,

6. La concentration (et le renforcement) du pouvoir économique entre les mains d’une minorité d’acteurs majeurs de l’économie locale, favorise notamment la pratique des ententes illicites qui érodent inéluctablement le pouvoir d’achat du consommateur,

7. La collusion quasi-officielle du pouvoir politique et économique, bafoue impunément et régulièrement l’intérêt général au profit exclusif de celui d’une minorité, membres du réseau, aveuglés par ses seuls intérêts à court terme,

8. La déliquescence de la société réunionnaise - de plus en plus revendicatrice de droits et de moins en moins encline à l’effort - favorisée entre autres par la place grandissante du matérialisme (la notion de bonheur pour la plupart de nos compatriotes passe principalement par l’accumulation de Biens matériels) au détriment du Spirituel, facteur d’équilibre psychologique et d’apaisement des pulsions,

9. Le silence complice, condescendant, de nos « intellectuels » et l’absence de dessein, susceptible de prendre le contre-pied de ce constat.


Reunion-developpement.com vous invite à participer au débat, en laissant un commentaire, et pourquoi pas adhérez à ce constat en nous contactant directement à

kozemen@reunion-developpement.com

Mobilité à La Réunion

9 décembre 2007

Aucun projet politique, ni aucune ambition politique n’est aujourd’hui en mesure de fournir un travail à tous les Réunionnais.
Une population qui s’accroit de 1,5 à 1,9% tous les ans, les moins de 20 ans représentant 36% de la population réunionnaise, un taux de chômage tournant autour des 30%.
Dans ce contexte démographique « défavorable », il apparaît difficile de pouvoir offrir emploi et projet de vie ambitieux aux jeunes réunionnaises et réunionnais.

Une solution?
La mobilité!

Excellence, ouverture, maturité, plus value intellectuelle et/ou économique…….
La mobilité, LA solution pour nous jeunes réunionnais(es) qui ne pourrons rester vivre sur nos 2512Km² et ne pourrons contribuer au développement de notre île.
Tous s’accordent à croire que la mobilité est une alternative miracle pour l’avenir de l’île et sa jeunesse.
Motivons nos jeunes à bouger, motivons nos jeunes à se former ailleurs qu’à La Réunion, encourageons les à quitter leur île, leur famille et même incitons les à abandonner leurs idées d’une certaine Réunion au profit d’un meilleur avenir individuel.
Bourses, passeport mobilité; subventionnons l’avenir à ses jeunes téméraires prés à sauter la mer, prés à se former, prés à aller chercher l’excellence car nous le savons les « voyages forment la jeunesse » et notre jeunesse c’est notre richesse.

Mobilité?
Il ne se passe pas une semaine sans que les actualités et/ou les politiques nous parlent de mobilité ni ne prennent pour exemple un jeune (ou moins jeune) ayant tenté sa chance ailleurs qu’à La Réunion.
Bravo!

La mobilité, une chance pour nous jeunes?
En tous cas, tous les outils sont mis en oeuvre pour le faire croire et même une rhétorique bien huilée pour nous amener à ne plus voir les problèmes bien plus profonds et bien plus tumultueux que La Réunion connaît.
Sans remettre en cause, les avantages indéniables qu’apportent « la mobilité », on peut tout de même aujourd’hui s’interroger sur ce qui se cache derrière cette pure « spécificité conceptuelle réunionnaise » ?

Aujourd’hui La Réunion s’ouvre au monde en se dépeuplant de sa jeunesse et en étant vidanger de tous ces jeunes capables et pouvant constituer demain « l’intelligencia locale ».
Quels sont ses pays prés à accueillir à bras ouverts nos jeunes réunionnais ambitieux, courageux et certainement très talentueux?
Et si aujourd’hui la mobilité servait avant tout à des groupes d’individus, ces mêmes groupes d’individus qui depuis la départementalisation élaborent et mettent en oeuvre des projets de développement pour notre île?
La mobilité semble devenir une étape nécessaire et obligatoire dans les plans de vie et de formation des réunionnaises et réunionnais.
Une chose est certaine, Femmes et Hommes de La Réunion nous ne sommes pas des objets, qui quand le récipient déborde, peuvent être transvasées, transportées, transfusées.
Cela ne fonctionne pas comme ça, car attention à l’inondation et aux flots de frustrations que cela engendre.

Et qui sont ces jeunes réunionnais(es) à être restés au pays à ne pas avoir voulu ou pu tenter l’expérience de la mobilité?
Êtes vous moins bons parce que sur votre CV il manque une ligne « mobilité internationale »?
Êtes vous moins bons parce que votre formation a été faîte à La Réunion ou car votre BAC+3 ou BAC+5 a été obtenu à l’université de La Réunion?

Un système de formation « d’excellence » qui depuis une dizaine d’année n’évolue plus ou mal.
Pas d’écoles d’ingénieurs, ni d’ Institut Régional d’Administration (IRA), pas d’Institut Étude Politique (IEP) alors que notre contexte géopolitique s’y prête, ni de faculté de sociologie, alors que la violence de la société réunionnaise se prête à des études sociologiques, ni de faculté d’anthropologie, alors qu’on nous barratine d’identité indo-océanique etc………….
Certaines facultés qui se vident de leurs brillants professeurs chercheurs ou encore des thésards locaux n’ayant pas la possibilité d’exercer à l’université, alors même que celle ci a investi en eux!

Après cela nul doute qu’on veuille chercher l’excellence ailleurs parce qu’à La Réunion le syndrome de la goyave à péricliter dans nos systèmes de formation, et pas seulement, à moins que cela ne soit volontaire

Et vous jeunes réunionnais partis en mobilité, où êtes vous aujourd’hui?
Combien êtes vous revenus avec un diplôme d’excellence, un savoir et savoir-faire que vous utilisez au quotidien dans des fonctions vous autorisant à contribuer à l’épanouissement et l’évolution de notre île?

Pharmaciens et santé à La Réunion

5 décembre 2007

Pharmaciens de la Réunion, réveillez-vous !
Votre avenir professionnel est triplement menacé :

1°- Par la Sécurité sociale, qui, incapable de combler son déficit abyssal, dérembourse régulièrement des médicaments et vous jette en pâture comme « profiteurs » du système, alors que votre chiffre d’affaires s’en trouve affecté par voie de conséquence.

2°- Par des politiques locaux, qui, bien qu’incompétents sur la structure des prix du médicament dans les DOM, s’attaquent au coefficient de majoration du prix du médicament, fixé à 1,303 à la Réunion, alors qu’il est fondé légalement par l’article L.753-4 du code de la sécurité sociale, qu’il est justifié matériellement, en étant la contrepartie des frais d’approche des marchandises et qu’il se justifie enfin au nom de l’équité, car à défaut, votre résultat serait inférieur à celui de votre confrère de métropole.

3°- Par votre docilité légendaire à vous faire rogner régulièrement votre pouvoir d’achat, mais surtout par votre extrême ignorance de votre contexte professionnel.
En effet, savez-vous que :
- les dépenses de médicaments dans le budget de la CGSS Réunion en 2006 n’ont cru que de 3,70% (en pleine épidémie de chikungunya) alors que les honoraires médicaux et les dépenses des cliniques privées ont cru respectivement de 5,45% et de 15,18%,
- le coefficient de vos confrères antillais est supérieur au vôtre alors qu’ils sont plus proches que nous de la Métropole,
- les Antillais seraient, semble-t-il, épargnés par la remise en cause de leurs coefficients,
- une juste application des textes en vigueur, mais non mise en oeuvre, aurait dû vous conférer une majoration de 1,32 au lieu des 1,303,
- votre marge, à l’instar de celle de vos confrères de métropole, décroit à mesure que le prix du médicament augmente et ce, selon trois tranches, sachant que la première (de 0€ à 22,90 €) représente la part la plus importante de votre chiffre d’affaires avec une marge de seulement 25,96% (la plus forte des 3 tranches). Sur la deuxième et troisième tranche vos marges passent respectivement à (seulement) 18,67% et 5,87%.
- Votre marge sur la troisième tranche est inférieure à celle de métropole qui plafonne à 7,22% ( au lieu de vos 5,87%),
- Votre résultat final est quasiment le même que celui de votre confrère de métropole et ce en dépit de ce coefficient de majoration sur le médicament mais aussi en dépit de l’exonération des cotisations patronales de sécurité sociale dont bénéficie la plupart de vos officines dans le cadre de la LOOM, au même titre que 95% des entreprises réunionnaises. En outre, malgré cette exonération, vos frais de personnels sont légèrement supérieurs à ceux de l’officine métropolitaine,
- la rémunération des grossistes répartiteurs est, en métropole, bien inférieure à celle des officines, alors que le contraire prévaut (anormalement) dans notre département,
- la rémunération des trois (seuls) grossistes répartiteurs de la Réunion se calcule sur un prix fabricant majoré de 36,68 % (marge fixée et linéaire), alors que celle de leurs homologues de Métropole est réglementairement calculée, comme la vôtre, par l’application d’une marge dégressive lissée. Cette marge linéaire de 36,68%, extrêmement favorable à vos trois fournisseurs, leur confère une rémunération supérieure de 3 à 13 fois plus (selon la tranche) que celle de leur homologue de métropole et ce, après déduction de leur frais d’approche. Comme le prix public est fixé, la linéarité de la marge grossiste réunionnais se fait exclusivement au détriment de celle du pharmacien d’officine,
- Votre marge, est dite « constatée », puisque coincée entre un prix de vente réglementé, affecté du coefficient de 1,303 ( menacé), et un prix d’achat grossiste, qui, lui est protégé par sa marge linéaire, le mettant à l’abri de toute fluctuation de son prix d’achat,
- Une baisse même minime de votre coefficient engendrera un manque à gagner important générateur de défaillance inéluctable de bon nombre de vos entreprises, accompagnée de licenciements,
- Certaines professions (Médecins, Notaires, Fonctionnaires…) bénéficient d’une majoration (de 20% et plus) justifiée par le coût de la vie, indéniablement supérieur chez nous, et vous n’en bénéficiez pas. La seule majoration des honoraires médicaux représente plus de 30 millions d’euros de supplément de dépenses pour la CGSS Réunion, chaque année.
- Votre profession a perdu plus de 50% de son pouvoir d’achat en 30 ans. Elle est menacée en outre dans son existence, par la course à l’effet de taille au regard de la faiblesse de vos marges, par la distribution des médicaments conseils en grande surface…..etc

Au terme de cet inventaire, non exhaustif, votre ignorance est partiellement et suffisamment comblée pour justifier une mobilisation indispensable à la défense de vos intérêts. Elle doit être générale, vigilante, solidaire et efficace face à vos partenaires que sont l’Etat, représenté par la CGSS, et vos grossistes. Vos sorts sont liés.
A l’égard de l’Etat, toute fragilisation de l’économie de l’officine aura des répercussions macro économiques, préjudiciables au « déséquilibre » actuel de ses comptes, compte tenu des effets pervers induits par une telle mesure, et notamment par le coût récurrent des indemnités compensatrices des salaires, les manques à gagner en terme d’impôt sur le revenu, de TVA….etc. Ainsi, les 50 millions d’économie recherchée sur l’officine se traduiront par un déficit accru du budget de l’Etat.
A l’égard des grossistes, la recherche d’une plus juste répartition des marges au profit des officines devrait rétablir une situation plus équitable, qui assurera à la fois la pérennité des officines et celles de leurs entreprises également menacées par la disparition de leurs clients, que vous êtes.

Le diagnostic étant fait, la prescription vous est suggérée, à vous de vous soigner.

Prompt rétablissement.

« Debout les morts ». Un Observateur de votre déclin, subi et accepté.

(ces écrits sont les fruits d’un de nos généreux contributeurs)

Petit bilan de réunion-développement

24 novembre 2007

Inauguré depuis le mois de Mai 2007, les articles de ce blog ont tenté d’illustrer un certain nombre de problématiques réunionnaises mais aussi abordées celles-ci à travers un angle scientifique et le plus neutre possible.

Seulement 21 billets ont été publiés jusqu’à l’heure ce qui représente une moyenne de 3 billets par mois.
Peu d’internautes sont intervenus afin d’agrémenter les articles de leurs idées.
Certes la fréquence de publication des billets est faible mais c’est surtout afin d’apporter de la qualité aux différents thèmes qui demandent un travail de recherche au préalable et un certain pragmatisme.De plus la faible participation des internautes s’expliquent par un travail de référencement et de visibilité à améliorer afin d’élever la fréquentation de ce web blog.

À ces différents billets nous avons rajouté des travaux de recherches dans la section « études et rapports ».

Pour récapituler nos différents articles ont été les suivants :

- Econovista, la carte économique interactive de l’Ile-de-France.
- Aménagement et développement du Sud de La Réunion
- Les APER révélateurs de la double appartenance géo-économique de La Réunion
- Sur-rémunération, toute La Réunion est concernée.
- Malabars/Malbars à La Réunion, une vision identitaire.
- Sites web des communes de l’île de La Réunion
- Technopole ou Technopôle à La Réunion
- Les métiers du développement territorial
- La continuité territoriale à La Réunion
- TIC & Développement économique local
- Une concurrence nouvelle dans les TIC à l’echelle locale.
- La sensibilisation des déchets passe par l’action !
- Plan Réunionnais de Développement durable - PR2D
- L’identité réunionnaise et le développement local
- Blogs 974.
- La double intégration géo-économique de La Réunion
- Refonte du site CCI de La Réunion
- Le podcast comme outil “e-touristique”
- Le marketing territorial de nos collectivités
- Concours SEO à La Réunion, Spécial stockage - stockbanddonné -
- Enjeu d’un blog territorial et intelligence territoriale

Afin d’améliorer sa fréquence de rédaction et de publication d’articles, Reunion-développement souhaite s’entourer de contributeurs prés à collaborer afin d’éditer des articles de qualité et aidant à une meilleur compréhension du développement territorial réunionnais.

En 2008, Reunion-developpement souhaite aborder avec vous des thèmes divers avec des angles d’approches inédits comme notamment :

- Le RETOUR de mobilité et les retombées économiques pour La Réunion
- L’homme réunionnais violent
- Le rédécoupage des communes à La Réunion
- La VRAIE ouverture de La Réunion (économique - ethnique …..)
- La Réunion et ses communautés ethniques, vivre ensemble ou vivre à coté ?
- Perspective et prospective du statut de La Réunion ?
- La Réunion européenne et La Réunion indo-océanique
- La maison des civilisations
- Tram Train
- La Réunion entre deux parcs, le parc national des hauts et le parc marin
- La formation à La Réunion
- La e-TV à La Réunion
- Énergie à La Réunion
- Tourisme et e-tourisme à La Réunion
- ………..

Ces différents sujets ne sont que de simples propositions « non-travaillées » mais qui auraient mérite qu’on y prête attention.

À vos claviers et n’hésiter pas à prendre contact avec nous afin de participer à la mise en œuvre d’un certain journalisme participatif scientifique et peut être une évolution certaine du blog à moyen terme.

Econovista, la carte économique interactive de l’Ile-de-France.

12 novembre 2007

Econovista, est un média cartographique disponible gratuitement sur Internet conçu afin de faire découvrir toute la richesse économique et territoriale de l’Ile-de-France grâce à :

    - de nombreuses cartes thématiques,

    - des photos sur les principaux lieux économiques de la région,

    - des liens Internet,

    - des bases de données téléchargeables, etc.

Econovista est porté aujourd’hui par 15 partenaires régionaux et départementaux (dont le Conseil Régional d’Ile-de-France, la CCIP, la CRCI, Aéroports de Paris, Port Autonome de Paris, etc.) au service du développement économique.

Trés bel outil de marketing territorial qui aurait le mérite d’être adapté et adopté à La Réunion.

Aménagement et développement du Sud de La Réunion

23 octobre 2007

La géographie, ça sert, d’abord, à faire la guerre”.

Lorsqu’en 1976, Y. Lacoste décrivait la Géographie comme un outil de guerre pour les militaires, il entendait aussi qu’Elle serve d’outil de compréhension à l’aménagement du territoire, la compréhension des stratégies des multinationales ou des phénomènes de ségrégation spatiale, etc.
Les différents conflits qui apparaissent en ce moment entre les élus du Sud de La Réunion, à propos de la zone de Pierrefonds, illustrent bien cette idée selon laquelle les visions territoriales et les ambitions territoriales des uns et des autres peuvent être l’objet de disputes et de rivalités politiques.

Après tout, la majorité des guerres, de part le monde, étaient des guerres de conquêtes et d’élargissement de l’empire, aujourd’hui une partie de “la bataille du territoire réunionnais” se joue dans le Sud, autour de la zone de Pierrefonds et les différentes infrastructures appelées à être des outils de développement et d’aménagement du Grand Sud.

L‘aménagement du territoire est la recherche dans le cadre géographique de La Réunion, d’une meilleure répartition des hommes, en fonction des ressources naturelles et des activités économiques, avec la constante préoccupation de leur donner de meilleures conditions d’habitat, de travail, de plus grandes facilités de loisirs et de culture“.

Tout l’art de l’aménagement du territoire réunionnais passe par une meilleure coordination et optimisation de l’ensemble des activités de l’homme réunionnais sur un territoire de 2510km² afin d’assurer un développement durable pour les années à venir.

Un bon aménagement du territoire réunionnais devrait offrir aux outils du développement territorial une plus grande efficacité.
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Les APER révélateurs de la double appartenance géo-économique de La Réunion

20 octobre 2007

L’Union Européenne intervient et aide financièrement les organisations régionales de la zone australe et orientale de l’océan Indien (IGAD - COMESA - COI - SADC).

La présence de l’UE influence le processus d’intégration régionale dans la zone et elle aide ces ensembles régionaux à élaborer une stratégie dans le but de favoriser l’intégration régionale.

Tout l’enjeu pour La Réunion est d’être associée et intégrée à l’élaboration de cette stratégie bien qu’étant une région européenne ultrapériphérique. Pour l’île la véritable double intégration géoéconomique, en UE et dans l’océan Indien, passerait d’une part par un régime adapté dans l’UE et d’autre part que la Communauté Européenne allie La Réunion aux accords « UE/blocs régionaux » de la zone océan Indien.

Les accords de Cotonou

La Réunion est entourée de pays ACP bénéficiant d’accords privilégiés avec l’UE.

Les Accords de Cotonou (2000) donnent naissance à un nouveau contexte économique, en effet, les nouveaux accords ACP/UE prévoient que d’ici 2008, il y ait un désarmement tarifaire total entre les pays ACP et l’UE et que d’ici 10 ou 15 ans les échanges se feraient aux bénéfices des pays ACP.
La Réunion étant entourée de pays ACP sera alors en concurrence directe avec les produits de Maurice ou Madagascar qui pourront entrer librement sur le sol réunionnais.

L’économie de La Réunion est encore fragile et surtout pas suffisamment « autonome » car encore très dépendante des transferts nationaux et européens. Il y a donc nécessité pour l’île de faire valoir sa situation différenciée aux regards des mutations économiques et commerciales qui s’amorcent dans la zone.

Pour l’UE, l’OCDE ou toutes autres organisations économiques internationales la coopération et l’intégration régionale est une condition sine qua non du développement économique et sociale.

Les accords de Cotonou vont dans ce sens et visent à contribuer « efficacement à la réalisation des objectifs et des priorités fixés par les États ACP dans le cadre de la coopération et de l’intégration régionale et sous-régionale ». Dans le cadre de ces mêmes accords il est prévu que la coopération régionale puisse également concerner aussi les Régions européennes ultrapériphériques. La Réunion peut donc, et a tout intérêt, à être associée à ces accords.

Dans ce contexte, les Accords de Cotonou prévoient que la coopération doit tendre à :

- stimuler l’intégration graduelle des Etats ACP dans l’économie mondiale
- renforcer la coopération et le développement économique inter et intra-ACP
- favoriser la libre circulation des populations, des biens, des services, des capitaux, de la main d’œuvre et de la technologie entre les pays ACP
- Activer la diversification des économies des Etats ACP, ainsi que la coordination et l’harmonisation des politiques régionales et sous régionales de coopération
- Soutenir et étendre le commerce inter et intra-ACP et avec les pays tiers.

Le dernier point des accords de Cotonou concernant la coopération et l’intégration régionale laisse entendre que les pays ACP doivent commercer davantage avec les pays tiers. La Réunion a donc toute une place à prendre sachant sa situation et son environnement géographique dans le sud ouest de l’océan Indien et doit promouvoir davantage les échanges économiques et commerciaux avec les pays ACP de la zone.

L’Accord de Cotonou est consacré par le Document de Stratégie Régionale (DSR) et le Programme Indicatif Régional (PIR) sur la période 2002- 2007. Il est à noter que les fonds n’ont été disponibles qu’à partir de 2004.
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Sur-rémunération, toute La Réunion est concernée.

16 octobre 2007

Les actuels remous autour des régimes spéciaux de retraite, amènent certains politiques à s’interroger sur la question de la sur-rémunération des fonctionnaires à La Réunion et dans les territoire d’Outre Mer en général.

Interrogations fondées ou simple hypocrisie?

La question de la sur-rémunération à La Réunion a toujours été inévitable et bien qu’étant un thème (trés-trop) sensible, cette spécificité réunionnaise aurait dû faire l’objet de réforme depuis une bonne dizaine d’année.

La sur-rémunération qui est un coefficient multiplicateur du salaire de base des fonctionnaires est fixée à 40 % en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane et atteint 53 %, chez nous, à la Réunion. Ce coefficient est servi sans limitation de durée et s’applique également aux agents titulaires des fonctions publiques locales.

Depuis 1950, les agents de la fonction publique bénéficient de cette majoration salariale.

Si aujourd’hui ce privilège est clairement remis en cause par une partie de la population réunionnaise; on peut se demander si, nous, réunionnais avons un intérêt à ce qu’une partie de la population active locale perde une partie de son pouvoir d’achat?

Les analyses nous montrent que la sur-rémunération joue un effet distordant sur la formation des prix et sur le système de production locale.

En simplifiant nous pourrions dire que c’est le salaire qui va conditionner les prix des marchandises, et donc que la sur-rémunération entretien la politique des prix chers, et dans un deuxième temps la sur-rémunération crée l’engouement des jeunes demandeurs d’emploi, et pas seulement, pour la fonction publique au détriment du secteur privé. (presque 90% des jeunes étudiants réunionnais voudraient être fonctionnaires).

Pour autant faut il supprimer la sur-rémunération et avec elle tous les bénéfices qu’en tire la société et l’économie réunionnaise?

La sur-rémunération des fonctionnaires de La Réunion a trois effets principaux; et non les moindre puisqu’en faites ce sont tous les fonctionnaires et non-fonctionnaires qui profitent de la sur-rémunération directement ou indirectement.

Le premier effet est un effet de revenu global : il soutient la demande et l’emploi.

Le second effet est un effet de distorsion : la sur-rémunération augmente le niveau des prix locaux et favorise ainsi les secteurs de consommation non-exposés à la concurrence, et les importations, au détriment de l’investissement et des exportations.

Le troisième effet est un effet de distribution - la sur-rémunération bénéficie directement aux ménages dont le revenu de base est le plus élevé (ménages expatriés et qualifiés locaux).

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